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Bonus

Etymologie du mot Barbieux


Le nom Barbieux représente une forme régionale au nord de la France de Barbier et procède de barbeor > babeur > barbeux > Barbieux, d'après la prononciation locale.
Ce sont 1 723 personnes qui portent le nom de Barbieux aujourd'hui en France. Ce patronyme est essentiellement retrouvé en Flandre.
Les noms proches sont Barbieu, Barbyeu, Barbyeux, Barbieur et Desbarbieux.
Ce terme désigne un nom de métier. L'auteur de ce site qui porte le nom prédestiné de Desbarbieux, a retrouvé une origine située entre le barbier et le chirurgien.



L'origine du nom de Barbieux pour le parc du même nom proviendrait d'une famille de fermiers de cette région. On retrouve une cense à cet endroit particulièrement élevé. Les Barbieux cultivaient des terres à l'endroit de l'actuel Boulevard Lacordaire, là où se se trouvent les grands réservoirs du Huchon (château d'eau). Ce lieu porta plus tard le nom de hameau de Barbieux.



C'est le nom le plus répandu à Douchy. Deux familles coexistent au XVIIIe siècle. L'une est issue d'Antoine Barbieux, un fermier originaire de Cagnoncles. Les autres Barbieux semblent issus d'un ancêtre commun au début du XVIIe siècle. On trouve plusieurs Barbieux dans les comptes de massarderie. Elle est composée au XVIIIe siècle essentiellement de manouvriers et journaliers ainsi que de quelques tisserands. Au moins cent soixante dix Barbieux ont existé à Douchy au XVIIIe siècle.
A noter la mention de deux mariages dans une liste conservée aux Archives Départementales du Nord (ADN J1301-4) : 1) Martin Barbieux et Marguerite Prouveur le 6 novembre 1674 (ou 1694 ?) 2) Georges Barbieux et Marguerite Decambray le 4 juin 1686

Signature de Louis Barbieux en 1707 (comptes de massarderie)
Signature de Michel Barbieux en 1707 (comptes de massarderie)

Le pavillon du Nord lors de l'Exposition du Progrès Social installée dans le parc Barbieux en 1939



Le pavillon du Nord sera le dernier bâtiment de l'Exposition du Progrès Social a être démoli. Pendant un temps il fut envisagé de le conserver.

Martine au Bol d'Air

Dans la collection Farandole aux éditions Casterman, la série des albums de Martine est très célèbre. Martine est née en 1954, fruit de la collaboration de Gilbert Delahaye, pour les textes et de Marcel Marlier pour les dessins. Ses aventures, déclinées en 60 titres, ont été éditées à 100 millions d'exemplaires et traduites en une trentaine de langues. On sait qu'Hergé, pour ses bandes dessinés de Tintin, utilisait une documentation importante. On devine le même souci de réalisme avec la reproduction de sites réels dans les albums de la série Martine. Martine même si elle habite la plupart du temps à la campagne, dans un petit village qui n'a rien d'un village du Nord, se retrouve quand même souvent dans des paysages de cette région. Les gares sont des monuments septentrionaux, certains quartiers sont ceux de la ville de Lille et mêmes les parcs sont ceux du Nord. Le père de Martine, Marcel Marlier est né à Mouscron (Herseaux) en 1930 à quelques kilomètres du parc Barbieux qu'il connaissait forcément.
Ce n'est donc guère étonnant que le parc qui est reproduit sur la dernière page de  " Martine au parc ", n'est autre que le Parc Barbieux de Roubaix. On y découvre le restaurant du Bol d'air avec sa terrasse et les embarcations tel qu'il était dans les années 60, les arbres sont identiques à ceux que l'on retrouve sur les documents de l'époque. La première édition de " Martine au parc " date de 1967.

  
A la page 5 Martine et ses amis escaladent la grande cascade du parc Barbieux, à la page 6 on évoque une course de tricycles autour du kiosque à musique et à la page 7 Martine est sur un rocher.


A la page 8 Martine est assise sur un banc. Dans le paysage en arrière plan, on reconnaît les espaces de pelouses vallonnées du parc avec le cours d'eau sur lequel nage un cygne.


A la page 10, ce cygne approche du bord de la rive et des enfants que l'on retrouve, à la page 11 en vis-à vis, en train de donner des graines à des pigeons du parc.



Aux pages 12 et 13 ce sont deux vues typiques du parc Barbieux, avec des images buccoliques d'une promenade en barque à proximité du Bol d'Air et d'une ballade dans une allée où seul l'attelage est un ajout du dessinateur.



Les autres pages reproduisent des jeux d'enfants avec des voiliers autour d'un bassin ainsi qu'un spectacle de guignol et des manèges. Ces images, comme celle de la couverture, rappellent plutôt le jardin du Luxembourg à Paris. On voit aussi des enfants s'amusant sur des toboggans, des balançoires ainsi que dans un bac à sable. Un peintre, page 4, fait l'admiration des enfants devant une sculpture semblable à celles du parc Barbieux.
Rendons un hommage à cet artiste qui vient de décéder en 2011, et qui nous laisse de splendides dessins de ce parc.



Le creusement impossible de la montagne de Croix

Document et texte Médiathèque de Roubaix
Les différents procédés employés pour réaliser le souterrain depuis 1829 n’ont jamais abouti en raison d’un suintement permanent provocant un éboulement continuel des parois. M. Messen demande à être relevé de l’obligation de percer le souterrain, ce qui lui est refusé. Il est alors déchu de la concession par un arrêté du commissaire général de la République du Nord, le 2 juin 1848. 


Suite au retrait de la concession accordé à M. Messen, le conseil général propose que le canal soit achevé par le gouvernement mais suivant l’avis du conseil général des ponts et chaussées, l’achèvement du canal par l’Etat entraîne des dépenses disproportionnées. Entre temps, M. Messen informe dans un mémoire envoyé au gouvernement qu’il est d’accord pour continuer les travaux s’il n’est plus obligé de passer par le souterrain de Croix. Cette proposition est acceptée à condition que ce dernier assainisse les eaux non entretenues pendant cette période de latence. Après quatre ans de démarches, la compagnie de Messen abandonne à la ville de Roubaix l’entreprise du canal, en novembre 1855.


Ci-dessus document tapuscrit (Médiathèque municipale de Roubaix)


Les différents tracés du canal de Roubaix


Document et texte Médiathèque de Roubaix


Le 1er tracé 

Imaginée par Vauban, l’idée d’une canalisation reliant plusieurs villes est reprise en 1813 par M. Roussel-Grimonprez, maire de Roubaix. En 1821, afin de favoriser le commerce, le préfet du Nord demande à des ingénieurs d’évaluer la faisabilité de la construction de voies navigables. Il détermine alors ce qui deviendra le 1er tracé du canal. Ce dernier reliera, par la Marque, la Deûle à Croix. Il sera ensuite prolongé jusqu’à Roubaix en passant sous la montagne de Croix. Une loi datant du 8 juin 1825 autorise l’entreprise du canal. Un second projet approuvé par ordonnance royale le 30 novembre 1825 réaffirme la volonté de canaliser la Marque ainsi que celle d’ouvrir un embranchement depuis la Marque, à Croix, jusqu’au pont du Galon d’eau, à Roubaix. Ce projet est accepté par le ministre en 1826. Les travaux débutent réellement en 1827 et la partie reliant Marquette-Lez-Lille à Croix sera achevée en 1832. Devant les nombreuses difficultés rencontrées lors des travaux du souterrain sous la montagne de Croix, la deuxième partie du projet est abandonnée et ne sera jamais livrée.



Le 2ème tracé
En 1832, seule la Marque est canalisée mais l’aventure du canal ne s’arrête pas là. A l’occasion d’une entrevue entre le roi Louis-Philippe et le roi des Belges, les prud’hommes et la chambre consultative de Roubaix demandent aux deux souverains l’autorisation d’achever le canal. Ils font alors valoir tous les avantages que constitue la construction d’une liaison entre Roubaix et l’Escaut. L’impulsion est donnée mais nombreux sont ceux qui, inquiets de l’éventuel délaissement des autres voies navigables telle que la Scarpe, s’opposent encore à la construction de ce tronçon. Des négociations sont entamées autour de la partie Belge jusqu’en octobre 1839, date à laquelle le roi Léopold 1er ratifie le traité de prolongation du canal. Les travaux de la partie Belge ne commencent que fin 1840. Ceux reliant Roubaix à l’Escaut sont achevés en septembre 1843 et la mise en navigation est lancée le 10 décembre de la même année. Il reste encore à relier la portion de Roubaix à la Marque.


Le 3ème tracé 

En 1843, la Marque n’est toujours pas reliée à Roubaix et les difficultés déjà rencontrées au moment du 1er tracé concernant le passage de la montagne de Croix  par un souterrain font hésiter les responsables des travaux. De nombreux industriels de Roubaix et Tourcoing poussent à la construction d’un canal à ciel ouvert dirigé de manière à servir les intérêts des deux villes. Ce nouveau tracé paraît au Préfet et aux ingénieurs préférable au passage par Croix. Après plusieurs enquêtes, le décret impérial du 21 juillet 1861 met fin aux hésitations et décide que le canal doit passer entre Roubaix et Tourcoing. La première opération de percement a lieu en 1866 et après plus de dix années de travaux, l’ouverture générale du canal de Roubaix est annoncée le 1er janvier 1877. Dans les années 1880, la partie entre les ponts de Croix et de Hem restée en chantier est comblée suite à l’obtention de l’autorisation du ministre des Travaux publics le 11 avril 1874, le souterrain devient le parc Barbieux et son prolongement est transformé en boulevards (boulevard du Général De Gaulle, le boulevard du Général Leclercq et le boulevard Gambetta). Une 4ème partie, l’embranchement vers Tourcoing, viendra s’ajouter en 1892 au tracé de 1877.


Hiver 1956


L'auteur de ce site est photographié ci-dessous en février 1956. Cet hiver fut particulièrement froid et neigeux. Le lac gelé fit la joie des patineurs, et des rieurs admirant les cygnes dandinant sur cette surface inhabituelle pour eux, tandis que  les lugeurs découvraient les superbes pentes enneigées.






L'armée allemande défile à Barbieux

La Grande Guerre vue de Roubaix : le roi de Saxe et son fils défilent à Barbieux

Article publié dans La Voix du Nord le 22 avril 2015 sous la plume de M. G.

Chaque semaine, nous suivons, au travers de son journal, l’architecte Paul Destombes à Roubaix durant la Grande Guerre.

C’est une anecdote amusante que décrit Paul Destombes, le 21 avril. Grande rue, un gamin joint les talons et porte la main à la visière de sa casquette au passage d’un officier allemand. « L’officier sourit, rend le salut et semble amusé de voir également la foule presque en gaieté ; mais il ne se rend pas compte que cette gaieté est surtout occasionnée par un second geste du gavroche suivant immédiatement son grave salut. En effet, celui-ci, dans le dos de l’officier à peine passé, lance un pied de nez agrémenté d’une grimace muette et très clownesque. Et la scène se répète à distance jusqu’au moment où, trahi, ou plutôt surpris par un gros artilleur, qui se lance à sa poursuite, l’enfant déguerpit par une rue latérale défiant par sa course celle de l’Allemand embarrassé dans la lourdeur de ses bottes et de son grand sabre. »


Ce gamin de Roubaix ne se serait pas permis la même incartade le 16 avril. « Un immense drapeau vert et blanc, aux couleurs de Saxe, flotte à l’hôtel de ville, écrit Paul Destombes. Nous apprenons que le fils du roi, Frédéric-Auguste, est à Lille et qu’il passera cet après-midi une grande revue au parc Barbieux. » L’architecte assiste, « très bien placé au premier rang » à un déploiement important des trois régiments saxons logés à Roubaix et aux environs. « La musique du 107e joue avec accompagnement des tambours et des fifres, pendant que le Kronprinz Georges, en casquette blanche et brassard d’ambulancier passe devant le front. Puis, après les trois hourras réglementaires, le défilé commence ; il occupe tout le boulevard Isaac Holden, de l’ancienne route de Lille jusqu’au nouveau boulevard. »

C’est une autre musique qui emplit Roubaix les jours suivants : la nuit, la canonnade, qui n’avait pas été aussi violente depuis longtemps, et le jour, les bombes des avions anglais et français, qui touchent sans gros dégâts les voies près de la gare du Pile ou la rue des Arts et les tirs de riposte des batteries allemandes. Pendant ce temps, Paul Destombes apprend par affiche que la population sera ravitaillée en blé nouveau. « Ce qu’il y a d’humiliant dans cette nouvelle affiche, c’est son titre : Province du Hainaut-District de Roubaix ! Nous voilà donc assimilés au pays… conquis ! »

Course automobile



Il y eu des courses automobiles dans le Parc Barbieux. Le 7 mai 1950 se déroula le premier prix du cinquantenaire, de l'Automobile Club du Nord. L'année précédente un certain Juan Manuel Fangio avait conduit son bolide le 20 mai, jour de la naissance du webmaster de ce site !



L'anglais George Abecassis terminera 6ème et dernier au Grand Prix de Roubaix, le 7 mai 1950, sur une John Heath, HWM Alta n° 16, en effectuant 91 tours.

Cette année là, l'Automobile Club d'Argentine avait constitué une véritable équipe d'Argentine pour courir en Europe. Trustant les victoires, le pilote put intégrer l'écurie de Formule 1, prélude à une série impressionnante de victoires qui ont fait sa légende. Il fut cinq fois champion du monde de Formule 1 : en 1951, 1954, 1955, 1956 et 1957. Malgré son palmarès et son talent, Fangio a couru pendant toute sa carrière sans avoir le permis de conduire. Il ne l'a obtenu qu'en 1961, plusieurs années après sa retraite ! Enzo Ferrari a dit de lui : « Je le vis pour la première fois au printemps 1949 sur l'autodrome de Modène. Il y avait d'autres pilotes mais je finis par garder les yeux sur lui. Il avait un style insolite : il était le seul à sortir des virages sans raser les bottes de paille à l'extérieur. Je me disais : cet Argentin est vraiment fort, il sort comme un bolide et reste au beau milieu de la piste!! Quant à l'homme, je ne parvins jamais à le cerner vraiment. Manuel Fangio est resté pour moi un personnage indéchiffrable… » (Extrait de Piloti, che Gente).


Juan Manuel Fangio au volant d'une Ferrari

Le premier Grand Prix de Roubaix

Le 7 mai 1950 se déroule le 1er Grand Prix de Roubaix (Formule 2) dans le Parc Barbieux. Ce même jour l'écurie Ferrari remporte 3 épreuves à Modène (Italie), à Edern (Suisse) et à Roubaix (France) où Raymond Sommer, dit le sanglier des Ardennes, gagne au volant d'une Ferrari 166 F2. Il se tuera quelques mois plus tard, le 10 septembre à Cadours éjecté de sa monoplace.


Le français Raymond Sommer, le vainqueur empocha les 300 000 francs attribué au premier. Il effectua le meilleur tour du circuit en 1 minute 21 secondes et 7 dixièmes et remporta en plus une prime de 30 000 francs.


L'affiche du 1er Grand Prix de Roubaix


Le plan du circuit (dépliant publicitaire)


Le départ est donné à 15 heures, les concurrents doivent parcourir 300 kms. L'arrivée du circuit se faisait avenue de Jussieu, en haut du Boulevard de Paris. 


Le vainqueur Raymond Sommer, sur la Ferrari n° 10, qui effectuera les 300 kms soit 101 tours en 2 heures 20 minutes 21 secondes et 1 centième, devant Robert Manzon sur Simca Gordini.


Les résultats du Grand Prix de Roubaix qui réunit 16 participants, dont seuls 6 seront à l'arrivée. Cliquez sur le document pour l'agrandir.


Il y eu également 2 courses de moto. En photo, Anderson Guzzi, lors de la seconde course, longue de 140 kms réservée aux 500 cm3. La première de 125 kms était disputée par les 350 cm3.




Maurice Trintignant au volant d'une Simca Gordini, n° 8, terminera 5ème de l'épreuve.


Le français Robert Manzon, pilotant une Simca Gordini T15, n° 4, termine deuxième de cette première édition du Grand Prix de Roubaix, en 2 heures 21 minutes 12 secondes et 8 centièmes.



Le belge, Johnny Claes sur une John Heath HWM 2 Alta, n° 18, termine à la quatrième place après avoir boucle 92 tours du circuit.