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Parc forestier

 


Ce projet de parc forestier dans la propriété de Monsieur Emile Masurel, dans le hameau de Barbieux, date du 16 novembre 1887. Archives Bibliothèque municipale de Roubaix



Sont prévus un lac, un bassin et une rivière avec une cascade, une île, une passerelle en fer et un pont en pierres. Il y a également un verger et un potager, plus un espace pour les fleurs ... sans oublier le trou à fumier ! 


Le commanditaire Emile, Jules, Joseph, Paul Masurel a 26 ans quand il envisage en 1887 la création de ce parc forestier. Il s'est uni depuis 3 ans, le 11 août 1884, avec Marguerite Virginie Marie Bossut, âgée de 20 ans le jour du mariage. Ils viennent d'avoir leur premier enfant le 9 octobre 1886.

Emile Masurel était né à Tourcoing le 6 mai 1861, il décédera dans la même ville le 13 octobre 1922. Son épouse était née à Roubaix le 16 septembre 1864, elle décédera à Vittel le 2 août 1926.

Le premier fils est prénommé également Emile, comme il était d'usage de donner le prénom du père à l'aîné des descendants mâles. Son second prénom est Ernest. Celui-ci se mariera, à Roubaix, avec Marcelle Henriette Marie Huet, quelques mois avant la première guerre mondiale, le 9 février 1914. Ils eurent 5 filles. Emile Ernest Masurel possédait une écurie de chevaux de course.

Les Masurel fils


Jean Masurel-Roche de la Rigaudière, né à Roubaix en 1908, fut un célèbre collectionneur. Ses collections sont désormais visibles au Musée d’art moderne (Lam) de Villeneuve d’Ascq.

 

Son père Paul Masurel (1874-1952), négociant en laine, qui s’était marié en 1907 avec Marie-Thérèse Collart Dutilleul (1884-1969) était déjà lui aussi collectionneur de tableaux.

 

Issu d’une famille de négociants en laine, dont l’ancêtre François-Joseph Masurel (1797-1851) avait été le fondateur à Roubaix en 1846 de la maison Masurel et fils. La famille Masurel était bien connue dans le négoce, la transformation et la filature de la laine. A une époque, elle fournissait même les insignes, en laine, de l’armée Napoléonienne ! Masurel fils s’est rapidement développé en Australie, Nouvelle Zélande, et Afrique du Sud. 

 

Jean Masurel monte à Paris en 1923 pour préparer son baccalauréat, et loge chez son oncle, Roger Dutilleul, qui transmet à son neveu son amour de l'art. Leur commune sensibilité permet aux deux hommes de s'adonner au soutien aux artistes d'avant-garde et à la collection de tableaux. Roger Dutilleul est alors un des rares collectionneurs français de ces peintres d'avant-garde, défricheurs de courants que l'on nommera ensuite fauvisme, cubisme, école de Farts... les Derain, Rouault, Van Dongen, Braque, Picasso, Modigliani.

 

A l'époque de leur production artistique, ces artistes ne jouissent d'aucune reconnaissance de la part de l'establishment. Ils écoulent leurs œuvres auprès de quelques marchands qui les encouragent et les font connaître aux mécènes ainsi qu'au public.

 

Jean Masurel acquiert un jugement très sûr au diapason de celui de son maître et oncle parisien. Il achète à la veille de la guerre le célébrissime " Homme nu assis " de Picasso, il cueille des gouaches de Klee et de Kandinsky dans les cartons, comme on le fait aujourd'hui pour les lithographies... Il apporte un soutien particulier à des artistes du Nord, Eugène Dodeigne, Eugène Leroy ou Arthur Van Hecke.

 

Aux nombreuses toiles achetées par son oncle au début du siècle : Braque, Leger, Modigliani, Picasso, De Staël, il ajouta lui-même Miro, Klee, et tant d’autres. II fit don de ces œuvres prestigieuses au musée de Villeneuve d’Ascq, construit spécialement pour les accueillir.